Étude: Près d’un tiers des hommes touchés par le papillomavirus humain dans le monde

Selon une recherche parue dans la revue scientifique « The Lancet », on estime que près d’un tiers des hommes dans le monde sont porteurs du papillomavirus, une infection transmise par voie sexuelle. La seule protection efficace est la vaccination, qui est envisageable depuis 2007 pour les demoiselles adolescentes, et à partir de 2021 pour les hommes adolescents.

Les papillomavirus humains, connus sous l’acronyme HPV (Human Papillomavirus), représentent une famille de virus qui peuvent contaminer la peau et/ou les muqueuses, que l’on soit une femme ou un homme, et peuvent causer des cancers. Dans l’Hexagone, le vaccin anti-papillomavirus est recommandé pour les adolescentes âgées de 11 à 14 ans (avec rattrapage possible jusqu’à l’âge de 19 ans) depuis 2007, tandis qu’il n’est recommandé pour les garçons du même âge qu’à partir de 2021. Cependant, les hommes sont particulièrement vulnérables à ce virus.

31 % de la population masculine de plus de 15 ans contaminée au niveau mondial

Selon les calculs d’une étude révélée dans la revue The Lancet, près d’un homme sur trois dans le monde serait porteur du virus. Il serait donc logique de penser que 31 % de la population masculine de plus de 15 ans est affectée par au moins une forme de HPV. Près d’un homme sur cinq sur notre planète est porteur d’une forme de ce virus à haut danger pouvant mener à la formation de cancers.

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La prédominance de ce virus est surtout prononcée chez les jeunes hommes âgés de 25 à 29 ans, mais une autre catégorie d’âge n’est pas épargnée : les adolescents âgés de 15 à 19 ans semblent aussi être sensiblement touchés. Ces information laisseraient sous-entendre que ces derniers sont rapidement infectés suite à leurs premières relations sexuelles.

6.000 cancers par an en France à cause de l’infection

Le papillomavirus est l’infection sexuellement transmissible ayant la plus forte fréquence au niveau mondial, étant responsable de 6.000 cas de cancers chaque année en France. La moitié de ces cancers touchent le col utérin. Passons en revue les autres types de cancers pouvant être provoqués par le HPV : ces deux derniers peuvent être à l’origine d’un nombreux cas de cancers de l’anus ou bien de la gorge sans disctinction de sexe.

La vaccination, seul moyen de protection

Pour se prémunir du virus, le préservatif ne fait pas toujours effet. En effet, le HPV a la capacité d’infecter la peau à l’extérieur du préservatif. Ainsi, la seule protection réellement efficace demeure la vaccination. Dans l’Hexagone, seules 40 % des jeunes filles de 16 ans ont été vaccinées et chez leurs homologues masculins, la statistique tombe à à peine 10 %.

source originale: europe1.fr

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