Traitements en développement pour la maladie d’Alzheimer: Focus sur la Journée mondiale contre Alzheimer

En ce jeudi, la bataille contre la maladie d’Alzheimer est mise en lumière au niveau mondial. Près d’un million de français subissent les effets directs de cette maladie et l’investigation scientifique s’accentue pour découvrir une éventuelle guérison. Des biothérapies, déjà disponibles aux États-Unis, permettent d’entrevoir des perspectives d’espérance. 

Aujourd’hui, jeudi 21 septembre, souligne la journée internationale de la lutte contre la maladie d’Alzheimer qui affecte près d’un million de français et deux millions de leurs aidants. Cet état d’amnésie rend anxieux 85% des français. La recherche d’un remède s’intensifie. 180 essais cliniques sont actuellement menés à l’échelle planétaire et 141 substances sont à l’essai.

Des biothérapies disponibles aux États-Unis

Depuis les trois dernières années, ces biothérapies, déjà sur le marché aux États-Unis, sont au cœur de l’intérêt de l’affaire scientifique. Ces anticorps éliminent certaines matières gluantes, connue sous le nom de protéine amyloïde, qui s’assemble dans le cerveau des patients souffrant d’Alzheimer. Bien que ces biothérapies s’avèrent seulement légèrement efficaces pour remédier à la perte de mémoire, elles insufflent un nouvel espoir : « Enfin, nous avons désormais le moyen d’agir sur l’évolution de cette maladie. Mais malheureusement, la protéine amyloïde n’est pas le unique facteur déclencheur. Par exemple, la protéine tau, qui se concentre dans nos neurones et provoque leur destruction, est toujours en phase d’essai avec des biothérapies », expose le professeur Philippe Amouyel, directeur de la fondation Alzheimer.

« D’autres médicaments vont viser une inflammation. Nous n’en sommes qu’aux balbutiements du processus, mais cela sera probablement une combinaison de médicaments qui permettront de combattre la maladie », ajoute-t-il.

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Des médicaments, des actions préventives dès l’âge de 45 ans et un dépistage plus tôt… toutes ces stratégies pourraient permettre de convertir la maladie d’Alzheimer en affection chronique semblable à l’hypertension.

source originale: Icm46

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