Foodwatch enquête sur le marketing de malbouffe ciblant les enfants

En France, un mineur sur six, âgé de 6 à 17 ans, souffre de problèmes de poids. L’association Foodwatch a mené une étude qui a été partagée ce mercredi et qui révèle que neuf aliments sur dix ciblant les enfants sont trop riches, trop salés ou trop sucrés selon les paramètres d’évaluation nutritive de l’OMS.

Un pourcentage inquiétant. Un mineur sur six âgé entre 6 et 17 ans a du surpoids ou est obèse en France. Dans un sondage présenté ce mercredi matin, l’ONG Foodwatch a analysé 228 aliments destinés à nos enfants et neuf sur dix sont trop riches, trop sucrés ou trop salés selon les standards nutritifs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une technique qui induit de mauvais comportements alimentaires

L’ONG vise le marketing de la malbouffe ainsi que plusieurs grandes sociétés et leurs stratégies pour séduire les plus jeunes : Oasis avec le concours du rappeur Jul dans une publicité, Coca-Cola qui construit une canette en collaboration avec la chanteuse Rosalia, ou encore Pitch et ses podcasts pour les enfants.

Des produits colorés qui pétillent en bouche avec des figures sympathiques, des héros de dessins animés en évidence sur l’emballage… », détaille Audrey Morice, responsable de campagne pour Foodwatch, interviewée par Europe 1. Cette dernière continue : « On assiste également à des mini-jeux, des places de spectacle ou de parc thématique à remporter. Audrey Morice déplore que « tout cela est conçu pour séduire les enfants et cela les incite à manger des articles qui sont néfastes pour leur santé et cela génère des conduites alimentaires qui ont des répercussions sur toute leur existence. En premier lieu, le surpoids et l’obésité infantile ».

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Actuellement, les magnats de l’industrie alimentaire sont supposément tenus de ne plus réaliser de publicité pour les enfants de moins de treize ans sauf pour les articles qui correspondent à leurs propres standards nutritifs. Des critères évidemment moins rigoureux que les préconisations de l’OMS. Foodwatch réclame en conséquence un encadrement plus salutaire de ces usages.

source originale: Icm46

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